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Mastectomie masculinisante
- novembre 30, 2022
- Par Fernando Amato
Qu'est-ce que la mastectomie masculinisante ?
La mastectomie masculinisante est une intervention chirurgicale réalisée chez les personnes transgenres ou non binaires qui souhaitent retirer leurs seins et construire des mamelons masculins. Cette chirurgie est une option pour les personnes qui souhaitent s'aligner sur leur genre et se sentir plus à l'aise avec leur corps.
La chirurgie est réalisée par un chirurgien plasticien spécialiste et a généralement lieu en milieu hospitalier. L'intervention consiste à retirer le tissu mammaire et à reconstruire les mamelons masculins. Dans certains cas, une liposuccion peut être nécessaire pour ajuster le contour de la poitrine.
La récupération post-opératoire peut être un processus difficile, avec des douleurs et des gonflements dans les premiers jours et semaines. Le temps de récupération varie d'une personne à l'autre et dépend de la taille et de la complexité de la chirurgie. Il est important de suivre les instructions du chirurgien et d'éviter les activités physiques intenses pendant la période de récupération.
Il est important de souligner que la chirurgie n'est pas la seule option pour les personnes transgenres ou non binaires, et il est essentiel de discuter de toutes les options et de choisir celle qui convient le mieux à chaque individu. De plus, un accompagnement psychologique est important avant et après la chirurgie, car il s'agit d'une décision très personnelle qui peut avoir des impacts émotionnels significatifs.
En résumé, la mastectomie masculinisante est une intervention chirurgicale réalisée chez les personnes transgenres ou non binaires qui souhaitent retirer leurs seins et construire des mamelons masculins. La chirurgie est réalisée par un chirurgien plasticien spécialiste, mais un accompagnement psychologique est important avant et après la chirurgie, car il s'agit d'une décision très personnelle qui peut avoir des impacts émotionnels significatifs.
La mastectomie masculinisante est-elle couverte par la mutuelle ?
Oui, selon l'Agência Nacional de Saúde (ANS), la couverture est obligatoire si elle est conforme aux règles établies par le Conselho Federal de Medicina (CFM), qui stipulent essentiellement : chez les patients de plus de 18 ans, il est exigé que le candidat ait été suivi pendant au moins un an par une équipe multidisciplinaire et interdisciplinaire.
Comment se déroule la mastectomie masculinisante ?
C'est une chirurgie où l'intégralité du sein est retirée des deux côtés, avec repositionnement du complexe aréolaire (mamelon), ce qui peut se faire par lambeau ou par greffe de peau.
La mastectomie masculinisante est-elle identique à la mastectomie pour le cancer du sein ?
Bien que la glande mammaire soit retirée dans les deux cas, et que des techniques similaires puissent être utilisées, ce sont des chirurgies avec des objectifs différents. Dans le cas de la chirurgie du cancer du sein, la procédure est plus agressive et peut impliquer le retrait des ganglions lymphatiques. Dans la mastectomie masculinisante, la résection est limitée à une meilleure définition du contour corporel, et peut être associée à une liposuccion.
La mastectomie masculinisante est-elle réalisée dans le SUS ?
Oui, c'est une procédure qui est réalisée par le Sistema Único de Saúde (SUS) dans des centres spécialisés.
Que dit le CFM sur la mastectomie masculinisante et le traitement de l'incongruence de genre ?
La Résolution CFM n° 2.265/2019 prévoit l'élargissement de l'accès aux soins pour cette population dans le réseau public et établit des critères pour une plus grande sécurité dans la réalisation des procédures d'hormonothérapie et de chirurgie d'adéquation sexuelle.
Dans le souci de contribuer à l'amélioration des soins de santé pour les personnes atteintes d'incongruence de genre, le Conseil Fédéral de Médecine (CFM) a actualisé les paramètres pour l'accompagnement de cette population dans le pays. Les points figurent dans la Résolution n° 2.265/2019, publiée dans l'édition du Diário Oficial da União (DOU) de ce jeudi (9). Le texte approuvé par le Plénum du CFM est le résultat d'un long processus de discussion et d'analyse, achevé après plus de deux ans. Outre les aspects éthiques et légaux, différentes études cliniques sur le sujet ont été analysées afin de formuler un document moderne et ancré sur des critères techniques solides.
Selon la Résolution n° 2.265, l'attention intégrale à la santé des personnes transgenres doit prendre en compte tous leurs besoins, garantissant leur accès, sans aucune discrimination, aux services des niveaux de soins de base, spécialisés et d'urgence. Le texte établit également que l'assistance médicale aux personnes transgenres doit promouvoir une attention intégrale et spécialisée dans les phases d'accueil, de suivi ambulatoire, d'hormonothérapie et de procédures cliniques, chirurgicales et post-chirurgicales.
Bien qu'elle prenne en considération des aspects déjà prévus par la Politique Nationale de Santé Intégrale pour les Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Travestis et Transgenres (Ordonnance GM/MS n° 2.836/11) et par les critères de réalisation du Processus Transsexualisateur dans le SUS (Ordonnance GM/MS n° 2.803/13), toutes deux élaborées dans le cadre du Ministère de la Santé, la Résolution du CFM devrait contribuer à la qualification des soins aux personnes atteintes d'incongruence de genre, élargissant le champ des services auxquels ce groupe aura accès dans le réseau public.
Genre – L'incongruence de genre se produit lorsque l'individu ne se reconnaît pas dans le sexe identifié à la naissance. Les hommes transsexuels/transgenres sont nés de sexe féminin, mais s'identifient comme de sexe masculin. La femme transsexuelle/transgenre est née de sexe masculin, mais s'identifie comme de sexe féminin. La travestie est une personne qui s'identifie et se présente avec le genre opposé, mais accepte sa génitalité.
L'affirmation de genre est la procédure thérapeutique multidisciplinaire qui, par l'hormonothérapie et/ou les chirurgies, permet à la personne d'adapter son corps à son identité de genre. Selon le texte publié dans le DOU, la personne atteinte d'incongruence de genre sera intégrée dans un protocole d'assistance, qui indiquera la meilleure approche et les procédures nécessaires pour chaque cas.
La norme du CFM précise que cette équipe devra être composée d'un psychiatre, d'un endocrinologue, d'un gynécologue, d'un urologue et d'un chirurgien plasticien, sans préjudice d'autres spécialités médicales qui répondent aux besoins de chaque cas, ainsi que d'autres professionnels de la santé nécessaires aux demandes de l'individu. Dans les situations où le patient a moins de 18 ans, la présence du pédiatre dans l'équipe sera exigée.
La Résolution stipule en outre que l'examen médical doit comprendre une anamnèse complète, un examen physique et psychique, ainsi que l'identification du patient par son nom d'usage et son nom d'état civil, y compris son identité de genre et son sexe à la naissance. Selon l'âge, les actions suggérées devront impliquer les parents ou les tuteurs légaux des enfants ou des adolescents. Pour ce groupe, l'assistance doit être coordonnée avec les écoles et également avec les institutions d'accueil.
Critères – Le débat qui a conduit à la formulation du texte a été ample et exhaustif. Outre le plénum du CFM, ont contribué au processus des représentants du Ministère de la Santé, du Conseil Fédéral de Psychologie (CFP), du Conseil Fédéral de Service Social (CFESS) et de différentes sociétés de spécialités médicales ayant une interface avec le sujet, telles que la psychiatrie, l'endocrinologie, la chirurgie plastique, l'urologie et la pédiatrie. Des leaders de mouvements sociaux organisés dédiés à la question, ainsi que des parents d'enfants et d'adolescents diagnostiqués avec une incongruence de genre et des gestionnaires d'hôpitaux qui réalisent déjà ces soins, ont également été consultés.
Parmi les précautions définies, la résolution n° 2.265/2019 interdit la réalisation de procédures hormonales ou chirurgicales chez les personnes diagnostiquées comme atteintes de troubles mentaux graves. Il est également exigé que les patients soient informés des bénéfices et des risques liés au processus, tels que la possibilité de stérilité. Dans ce sens, toute procédure doit être initiée seulement après la signature d'un consentement libre et éclairé. Dans le cas des mineurs de moins de 18 ans, la présentation d'un document d'assentiment est également nécessaire.
Une différence importante entre la nouvelle résolution (n° 2.265) et la précédente (n° 1.955) est que le texte actualisé aborde des questions telles que la réalisation du blocage pubertaire, qui est encore considéré comme expérimental (soumis aux règles des protocoles de recherche approuvés par le système CEP/Conep), et de l'hormonothérapie croisée, qui n'étaient pas prévues auparavant. La norme abrogée par celle publiée cette semaine réglemente toujours les processus chirurgicaux liés aux soins de ces cas.
Le blocage pubertaire est l'interruption de la production d'hormones sexuelles, empêchant le développement des caractères sexuels secondaires du sexe biologique par l'utilisation d'analogues de l'hormone de libération des gonadotrophines (GnRH). L'hormonothérapie croisée est une forme de thérapie de remplacement hormonal dans laquelle les hormones sexuelles et d'autres médicaments hormonaux sont administrés aux personnes transgenres pour la féminisation ou la masculinisation, conformément à leur identité de genre.
Hormonothérapie – La Résolution CFM n° 2.265/2019, parmi les points définis, souligne que le traitement hormonal croisé ne pourra être initié qu'à partir de 16 ans. Chaque personne sera évaluée par l'équipe multiprofessionnelle impliquée dans les soins, car le développement se manifeste différemment chez chaque enfant ou adolescent. Ce changement renforce également les mécanismes de sécurité pour ces situations.
Par ailleurs, à partir de 18 ans, la Résolution du CFM réitère que l'hormonothérapie croisée devra être prescrite par un médecin endocrinologue, gynécologue ou urologue, tous dotés de connaissances scientifiques spécifiques, dans le but d'induire des caractéristiques sexuelles compatibles avec l'identité de genre.
Les doses d'hormones sexuelles à adopter doivent suivre les principes de la thérapie de remplacement hormonal pour les individus hypogonadiques (avec une déficience fonctionnelle des gonades pouvant entraîner un retard de croissance et de développement sexuel), en fonction du stade pubertaire.
Les hormones utilisées sont la testostérone (pour induire le développement des caractères sexuels secondaires masculins chez les hommes transsexuels), l'œstrogène (pour induire le développement des caractères sexuels secondaires féminins chez les femmes transsexuelles et les travestis) et l'antiandrogène, qui peut être utilisé pour atténuer la croissance des poils corporels et les érections spontanées. L'utilisation d'œstrogènes ou de testostérone doit être maintenue tout au long de la vie de l'individu, en surveillant les facteurs de risque.
Chirurgies – Concernant les procédures chirurgicales d'adéquation pour les personnes atteintes d'incongruence de genre, la Résolution n° 2.265/2019 a établi qu'elles ne peuvent être réalisées qu'après l'âge de 18 ans, le candidat devant avoir été soumis auparavant à au moins un an de suivi par une équipe multiprofessionnelle et interdisciplinaire.
Le texte indique, en outre, que pendant la phase préopératoire, l'hormonothérapie croisée sera supervisée par un endocrinologue, un gynécologue ou un urologue, qui évaluera si les transformations corporelles ont atteint le stade adéquat pour l'indication chirurgicale. Les procédures chirurgicales d'affirmation de genre considérées comme valables par le CFM sont classées en deux groupes.
Les chirurgies d'affirmation de genre du masculin au féminin sont : la néovulvovaginoplastie (qui pourra être réalisée avec l'utilisation de différentes techniques décrites dans la Résolution après évaluation du patient) ; et la mammoplastie d'augmentation. En revanche, les procédures d'affirmation de genre du féminin au masculin comprennent la mastectomie bilatérale ; les chirurgies pelviennes (hystérectomie et ovariectomie bilatérale) ; et les chirurgies génitales (néovaginoplastie et phalloplastie par métoidoplastie – rectification et allongement du clitoris, après stimulation hormonale).
La néophalloplastie, qui consiste en la construction d'un organe masculin à l'aide de peau et de muscles de l'avant-bras ou d'autres régions, est classée comme expérimentale et ne doit être réalisée que selon les normes du Système CEP/Conep. Pour compléter les phalloplasties (métoidoplastie et néophalloplastie), une urétroplastie (en un ou deux temps) avec des greffes de muqueuse vaginale/buccale ou des greffes/lambeaux génitaux ; une scrotoplastie ; et la pose d'une prothèse testiculaire en premier ou deuxième temps peuvent être réalisées.
Que dit l'ANS sur la mastectomie masculinisante et les autres procédures en cas d'incongruence de genre ?
Publié le 01/04/2021
AVIS TECHNIQUE N° 26/GEAS/GGRAS/DIPRO/2021
COUVERTURE : PROCESSUS DE TRANSITION DE GENRE OU D'AFFIRMATION DE GENRE
Le Rol de Procédures et Événements de Santé, actuellement réglementé par la RN n° 465/2021, en vigueur à partir du 01/04/2021, établit la couverture d'assistance obligatoire à garantir dans les plans privés d'assistance santé contractés à partir du 1er janvier 1999 et dans ceux adaptés, comme prévu à l'article 35 de la Loi n° 9.656, du 3 juin 1998, en respectant, dans tous les cas, les segmentations d'assistance contractées.
Le PROCESSUS DE TRANSITION DE GENRE, également appelé RÉASSIGNATION SEXUELLE ou TRANSGÉNITALISATION ou CHANGEMENT DE SEXE ou AFFIRMATION DE GENRE, entendu comme un ensemble de procédures cliniques et chirurgicales réalisées dans le cadre des soins aux personnes transgenres ou atteintes d'incongruence de genre, est actuellement régi par l'Ordonnance GM/MS 2803/2013 et par la Résolution CFM n° 2265/2019.
Bien que le processus de transition ou d'affirmation de genre ne soit pas listé dans la RN n° 465/2021, les bénéficiaires transgenres ou atteints d'incongruence de genre, avec un diagnostic de troubles de l'identité sexuelle (CIM10 F.64) auront la garantie de la couverture de certaines des procédures listées dans le rôle en vigueur et n'ayant pas de directive d'utilisation, une fois indiquées par leur médecin traitant.
Dans ce sens, les procédures telles que MASTECTOMIE ; HYSTÉRECTOMIE ; OVARIECTOMIE OU OVAROPLASTIE ; THYROPLASTIE, entre autres, qui figurent dans le rôle sans directive d'utilisation et n'ont aucune restriction de couverture explicite dans le nom de la procédure, selon les termes de l'Art. 6º, §1º, alinéa I, de la RN n° 465/2021, seront de couverture obligatoire lorsqu'elles sont demandées par le médecin traitant, même dans le cadre du processus de transition de genre.
Dans cette vidéo, le Dr. Fernando Amato, chirurgien plasticien de l'Instituto Amato, parle de : Qu'est-ce que la Mastectomie Masculinisante ? Un sujet controversé qui mérite discussion.
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